France – 1969 – couleur – 1h20 – DVD
Prix de la première œuvre au festival de Cannes 1970
Prix Jean Vigo 1970
Avec Huynh Cazenas, Phi Lan, Phuong Lan, Xuan Ha, Le Quinh et la participation de Danièle Delorme.
D’après le roman de Françoise Lorrain, la Colonne de cendres

Saïgon , la guerre dure depuis 30 ans. Un conducteur de cyclo-pousse décide de rejoindre les combattants du Viet-Minh. Sa jeune épouse Thu réussit à nourrir ses deux enfants en travaillant dur. Du village situé en banlieue, chaque jour, elle se rend au marché de Saïgon avec sa palanche, pour y vendre quelques denrées. Mais elle tombe malade et meurt. La tante chez qui les enfants s’étaient réfugiés pendant la courte maladie de leur mère les met dehors. Commence alors l’errance de Hung 11 ans et de sa petite sœur Xuan dont il s’occupe comme une mère. Les enfants rencontrent d’autres enfants seuls comme eux, affamés, démunis, dont les parents sont morts ou ont disparus. Alors qu’il ne sait plus que faire, Hung et sa sœur sont recueillis par une femme pauvre mais généreuse. La petite Xuan est placée dans une pouponnière. Hung trouve du travail dans une saline…puis leur père revient. Hung se précipite vers lui et demande à son père : « Dis papa, qu’est-ce que c’est la paix ? »

Hoa Binh signifie la paix en vietnamien.

Contrairement à beaucoup d’autres films, les faits de guerre ne sont presque pas montrés. La guerre sert de décor au film. Ce qui intéresse Raoul Coutard, c’est le regard de l’enfant vivant dans la guerre, ce sont les victimes civiles de la guerre. Un film émouvant, un réquisitoire contre l’absurdité de la guerre.

En supplément, une interview de Raoul Coutard qui, avec sa gouaille, nous parle du tournage, de ses deux acteurs principaux, les enfants, dont le naturel et l’innocence nous bouleversent.

 

 

France – 2005 – couleur – 1h24 – Documentaire
Avec Dong Van Tho, Hoang Cong Doan…

30 ans après la guerre du Vietnam, des centaines de milliers de soldats sont morts sans sépulture, réduits au triste destin d’âmes errantes. Tho et Doan, deux anciens combattants vietcongs, munis des registres de leur unité, se mettent en quête des tombes de leurs camarades, dans l’espoir de ramener leurs corps à leur famille.

Des scènes poignantes, celles de cette vieille paysanne dont le mari est disparu depuis presque 40 ans, qui ne s’est pas remariée, qui quitte son village pour retrouver les restes du défunt.

Le film passe en quelques secondes du road movie obstiné à  la grandeur élégiaque d’un véritable opéra du réel.  Positif