Nguyên Huy Thiêp

Nguyên Huy Thiêp, né en 1950

Souvent considéré comme le plus grand écrivain contemporain du Vietnam

 

Nguyen Huy Thiep

 

Nguyen Huy Thiep est né à Hanoï en 1950 en pleine guerre d’Indochine :

« J’avais seulement quelques jours quand ma mère a dû me prendre dans un panier pour fuir les bombes françaises ».
Il fait des études d’histoire à l’Université de Pédagogie de Hanoï, passe son bac pendant la guerre du Vietnam.

Pendant une dizaine d’années, il enseigne dans le Tây Bac (Nord-Ouest littéralement), tout en exerçant divers petits boulots.

Le Tây Bac est une région prisée des touristes à la frontière du Laos et de la Chine où l’on rencontre des paysages grandioses et les ethnies minoritaires.

 

Nord-Ouest le Tay Bac
Maison vers Dien Bien Phu, dans le Tây Bac

 

En 1986, il profite du Doï Moï (le Renouveau) – la nouvelle politique d’ouverture du Vietnam – pour publier son premier recueil de nouvelles.
En 1987, la publication d’Un Général à la retraite qui met le doigt sur les contradictions de la société vietnamienne, fait scandale au plus haut niveau de l’Etat. Nguyen Hui Thiep devient célèbre du jour au lendemain.

Dès lors son parcours n’a pas été facile.

Il a été illustrateur de volumes scolaires pour les Éditions de l’Éducation à Hanoï tout en continuant à écrire des pièces de théâtre et des nouvelles.

Son œuvre romanesque se répartit en trois genres : les contes, les chroniques historiques et les nouvelles réalistes qui peignent la société actuelle.

Il vit dans les faubourgs de Hanoï où il a ouvert deux restaurants, où il sculpte, peint sur faïence.

Il est publié depuis 1990 aux éditions de l’Aube

.

Crimes, amour et châtiment, 2012 (783 p)

 

Crimes, amour et châtiment

 

Cette anthologie reprend toutes les nouvelles parues dans les recueils déjà publiés par les éditions de l’Aube, à savoir

Un général à la retraite (1990)

Le Coeur du tigre (1993)

La Vengeance du loup (1997)

Conte d’amour un soir de pluie (1999)

L’Or et le feu (2002)

Mon Oncle Hoat (2008)

Mademoiselle Sinh (2010)

+ Quatre nouvelles inédites

 

Le point de vue de Kim Lefèvre romancière et traductrice

apf.francophonie.org/Une-parole-francophone-Kim-Lefevre.html

« Les écrivains que j’ai traduits, aussi bien Nguyên Huy Thiêp que Duong Thu Huong avaient un point commun : ils avaient vécu la guerre et ils étaient contre la censure du Parti, Duong Thu Huong de façon ouverte, Nguyên Huy Thiêp plus discrètement. Leurs œuvres en étaient d’ailleurs imprégnées. Maintenant que le Vietnam s’est engagé dans la voie de la consommation et du bien-être, on ne parle presque plus de Nguyên Huy Thiêp. Quant à Duong Thu Huong, elle vit et écrit en France. »

 

Retour