Pierre Daum

Pierre Daum
En 2009, à la Comédie du Livre à Montpellier

 

Pierre Daum, journaliste et écrivain est né en 1966, à Thionville en Lorraine, à l’époque révolue des hauts-fourneaux. Tout petit, il suit la famille à Fos-sur-Mer où son père est nommé.

Études universitaires à la Sorbonne à Paris. Il veut devenir journaliste et, Capes en poche, se retrouve professeur de Lettres à Verdun, en Lorraine. Mais la sédentarité ne lui convient pas.

 

De Verdun à la Malaisie

Pierre Daum fait son sac et part pour un tour du monde qui durera deux ans et demi : Nouvelle-Zélande, Australie, Malaisie, Viêt Nam, Chine, Russie, Scandinavie…

« Je vivais de mes économies et de petits boulots ».

En 1993, il s’installe à Vienne où son « vieux rêve de journalisme » le reprend. À l’occasion d’un festival de cinéma, il devient pigiste pour Libération et le Monde. Aux articles culturels succèdent des articles sur la xénophobie de la droite autrichienne qui entre au gouvernement en 1999. Il vend ses articles au Monde, à Libération, à la Tribune de Genève, à la Libre Belgique

Il collabore depuis 1996 au Monde diplomatique.

 

Journaliste à Libération

Pierre Daum devient le correspondant à Vienne du quotidien Libération. Au bout de quatre ans, il est affecté au même poste à Montpellier et explore ses nouvelles terres, le Languedoc-Roussillon, la riziculture et ses pionniers indochinois.

 

Journaliste-enquêteur sur le passé colonial de la France

En 2005, Pierre Daum découvre l’histoire des 20 000 paysans vietnamiens recrutés en 1939, la plupart de force. Son enquête dure quatre ans en France et au Viêt Nam, où il recueille les témoignages des survivants.

2009 – Il publie Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952)

2006 – Le dossier indochinois est en cours quand Georges Frèche, le tonitruant maire de Montpellier s’en prend aux harkis. Pierre Daum découvre l’ampleur du dossier algérien. En 2007 – avec une association de Pieds-Noirs, il se rend à Bejaïa, l’ancienne Bougie. « Et là le coup de chance, un Algérien de Bejaïa qui me dit « si vous voulez rencontrer un Pied-Noir d’ici, allez voir au garage Sax en bas de la rue, j’y suis allé ».

 

Livres de Pierre Daum

 

2012 – Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’indépendance

(Actes Sud). Dans la préface du livre, l’historien Benjamin Stora souligne qu’« aucune étude approfondie n’avait jusqu’à présent été entreprise sur le sort des Européens et des Juifs restés en Algérie après 1962 », et que « le livre de Pierre Daum constitue dès lors une grande première »

2015 – Le Dernier Tabou, les « harkis » restés en Algérie après 1962 (Actes Sud)

 

Source www.immigresdeforce.com

 

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