Préfasse est en deuil

Septembre 2020
Jean-Marie nous a quittés

Jean-Marie Maillard est le fondateur de Préfasse, son premier président de 1995 à 2013.

C’est lui qui a conclu le partenariat de l’association avec l’Université nationale de Hanoï.

C’est à Dijon, sa ville natale, qu’il a accueilli les boursières de Préfasse de 1997 à 2013,  avec le soutien de son épouse Reine et d’amis proches comme Jean et Nicole Danesi, Claude et Francine Béziers, Marie-Claire Bordeux…

C’est lui qui a organisé les deux voyages de l’automne 1997 et de la Noël 1999 pour faire découvrir aux amis de Préfasse, le pays qu’il aimait tant, où il retournait chaque année, pour entretenir des liens d’amitié et d’affection et faire rayonner la langue et la culture françaises.

Professeur d’anglais, il était pourtant un inlassable ambassadeur de la francophonie.

Jean-Marie Maillard

Il avait eu 75 ans fin août et a été emporté par un cancer des voies biliaires, le 24 septembre.

Triste journée. Triste nouvelle qui remue tant de souvenirs, d’engagements et de projets partagés. Nous nous étions connus dans les années 80 lorsque notre attachement à la défense du service public d’éducation nous ramenait chaque semaine à Paris. Nous partagions le même bureau et travaillions ensemble sur la formation des maîtres.

Tous deux provinciaux, il nous arrivait de passer des soirées à déguster un bon plat arrosé d’un verre de Bourgogne, tout en parlant de nos familles, de nos enfants, de littérature, de cinéma…

Toutes celles et ceux qui l’ont connu saluent sa générosité, sa disponibilité, son humanité.

« Un grand ami du Vietnam et des étudiants francophone vietnamiens. »
Doan Thi Chien

« Notre première rencontre m’a laissé plein de souvenirs d’une personne gentille, aimable, bienveillante. Tu resteras toujours dans notre cœur, notre cher Jean-Marie. »
Bui Anh Ngoc

« 20 ans se sont écroulés depuis notre première rencontre et je garde toujours des souvenirs intacts de toi, Jean-Marie, ta gentillesse, ton humour, ta curiosité vers le monde extérieur et vers l’autre. Tu étais une belle personne et tu l’es toujours et pour toujours dans ma mémoire. J’ai du mal à croire aujourd’hui que tu nous quittes déjà. Des mots ne sont pas là mais des souvenirs reviennent. »
Ha Robin-Tran

« Je garde toujours dans mon cœur  l’image de Jean-Marie, très gentil, très chaleureux, très sympathique. »
Papillon Nguyen – Diep

Jean-Marie Maillard

Jean-Marie appréciait ces soirées gastronomiques, entouré de jeunes femmes vietnamiennes qu’il avait connues bien plus jeunes, lorsqu’elles étaient venues comme boursière de Préfasse suivre une formation à Dijon. Il se plaisait à suivre leur parcours, à les retrouver professeure de français, mariée et maman. Il se sentait bien dans la grande « famille » de Préfasse. Ici à Hanoï en décembre 2013 aux côtés de Giang, Lien, Hoai Anh, Nga, Lan Phuong, Anh Tu et Hai

De toi Jean-Marie, nous conservons cette image, chaleureuse, vivante. Tu continues à vivre dans nos pensées. Et nous continuons à entretenir la flamme de la langue et de la culture françaises au Vietnam.

Deux membres de la direction du Département de français témoignent

« Toutes mes condoléances à la famille et aussi à Préfasse pour cette triste nouvelle. 
J’ai travaillé avec lui  pendant de longues années.
J’ai été à la direction de l’école (vice-recteur) de 1990 à 2003, chargé principalement de la coopération francophone. L’apogée des activités se trouva autour de 1997, année du 7è Sommet.
Le partenariat de l’association avec l’Université nationale de Hanoï conclu, on envoya les étudiantes en France. Mon souvenir: c’était un homme ouvert, sympathique sur le plan humain et efficace dans le travail. Le point commun entre nous c’était le développement de la francophonie et on a eu des succès.
Il est « parti » mais ses contributions à la francophonie au Vietnam et à la formation des jeunes de notre école restent toujours. »
Nguyen Huu Tho

« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de notre ami commun Jean Marie. Je te prie de bien vouloir transmettre mes condoléances les plus sincères à sa famille. Je me souviens bien de mes rencontres avec lui lors de ses missions en Asie dont au Vietnam quand j’étais vice-Doyen. J’en garde toujours un meilleur souvenir de Lui, un grand ami pour notre département de français et pour la Francophonie au Vietnam.
Bien à toi et aux tiens. »
Tran Dinh Binh